À Avignon, l'aérothermie eau chaude repose sur un principe simple sur le papier, mais qui exige un dimensionnement soigné pour bien fonctionner l'hiver. L'unité extérieure capte les calories présentes dans l'air, même par temps frais, et un compresseur les élève à une température exploitable. Un échangeur transmet ensuite cette chaleur à l'eau du circuit de chauffage, via le module hydraulique installé à l'intérieur du logement. La technologie Inverter permet au compresseur de moduler sa puissance selon les besoins réels, plutôt que de fonctionner en tout ou rien, ce qui limite l'usure et stabilise la température des radiateurs. Le fluide frigorigène le plus utilisé aujourd'hui sur ce type d'appareil est le R32, retenu pour son moindre impact climatique comparé aux anciens fluides. Le coefficient de performance, ou COP, mesure le rapport entre l'énergie restituée et l'électricité consommée : une PAC air-eau restitue en moyenne 3 à 5 kWh de chaleur pour 1 kWh d'électricité consommé, avec un COP moyen de 3 à 4 en mode chauffage. À l'échelle nationale, les PAC air-eau sont quatre fois moins nombreuses que les PAC air-air, mais produisent 39 % de la chaleur renouvelable issue des pompes à chaleur (SDES, 2025), la preuve que c'est un équipement de chauffage central, pas un simple gadget de confort d'été.